Le 14 novembre 2025, l’extension jusqu’en 2030 du partenariat majeur liant Orange et la FFF a été accompagnée d’une annonce inédite. L’opérateur a profité du renouvellement du contrat pour inscrire, en accord avec la Fédération, un engagement inédit dans le paysage du sponsoring sportif français : le 50/50. Autrement dit, la répartition du budget de sponsoring selon une stricte égalité entre le football masculin et le football féminin.
Cet engagement s’étend tout au long de la pyramide fédérale, depuis le très haut niveau des équipes de France seniors jusqu’au football amateur.
Jérôme Hénique, CEO d’Orange France, résume cette orientation dans le communiqué officiel : « Depuis plus de 25 ans, Orange partage la passion du sport préféré des Français. Avec la FFF, nous avons trouvé un partenaire idéal pour faire briller les émotions tout en construisant un terrain de jeu plus juste et plus égalitaire. C’est tout le sens de ce renouvellement de partenariat qui marque une avancée majeure avec, pour la première fois, un engagement financier paritaire en faveur du développement du football masculin et féminin. »
Le 50/50 est un postulat qui redéfinit de manière concrète les modèles existants du sponsoring sportif français, en leur fixant un cadre budgétaire genré qui n’est pas indexé sur les audiences, la médiatisation ou la visibilité existantes. Orange choisit d’affecter au football féminin des moyens comparables à ceux du football masculin, avec une logique de développement à long terme, complémentaire de l’objectif prioritaire de la FFF : doubler le nombre de licenciées d’ici 2030. Le sponsoring n’est plus pensé comme une transaction d’image et de visibilité, mais comme un véritable partenariat de co-construction.
La promesse du 50/50 d’Orange s’accompagne donc d’une vision structurante, qui permet d’allouer des ressources supplémentaires capables de porter les investissements à même d’accélérer la croissance du football féminin, tout en installant Orange sur un territoire de marque en pleine progression : affinitaire, différenciant et encore peu saturé.
Pour Orange, un choix de marque autant qu’un choix de marché
Le 50/50 est un message simple, fort et mémorisable. Il parle tout autant aux fans, aux institutions, aux jeunes joueuses, aux clubs, aux collaborateurs et aux partenaires économiques.
Cette lisibilité apporte à la marque un bénéfice de crédibilité auprès des publics, avec un discours accessible et la promesse d’un acte concret, à l’heure où les consommateurs attendent des entreprises un positionnement transparent vis-à-vis des communautés qui composent la société.
Le bénéfice est donc double pour Orange, qui, d’une part, consolide sa marque employeur engagée sur l’égalité femmes-hommes par une action concrète et, d’autre part, renforce l’identité innovante de l’entreprise par le caractère inédit du modèle de sponsoring 50/50. « Chez Orange, nous croyons fermement que nos partenariats doivent refléter nos valeurs d’inclusion, de diversité et d’engagement responsable. Notre collaboration avec la Fédération Française de Football (FFF) incarne cette volonté de promouvoir le football féminin comme un territoire d’engagement crédible, tant pour nos collaborateurs que pour nos clients. Nous sommes convaincus que cette démarche contribue à renforcer notre marque employeur en incarnant des valeurs d’ouverture, de solidarité et de progrès, tout en soutenant le développement d’un sport accessible à toutes et tous » affirme Stéphane Tardivel Directeur Influence et Sponsoring Orange France.
Faire le choix d’investir dans le football féminin est d’autant plus pertinent que le sport féminin entre dans une phase de croissance rapide comme en témoignent la progression des affluences de l’Arkema Première Ligue (multipliées par 3 en 3 ans) ainsi que différentes études récentes. Deloitte estime ainsi que les revenus mondiaux du sport féminin d’élite devraient dépasser 3 milliards de dollars en 2026, une croissance de 340% depuis 2022.
En s’engageant à financer plus et mieux le football féminin, Orange se positionne donc sur un marché en structuration, moins saturé, plus différenciant, avec une forte capacité à créer de la préférence pour les marques pionnières auprès des consommateurs. C’est là que le 50/50 prend une dimension stratégique : il ne consiste pas seulement à mieux répartir un budget. Il permet à Orange de se positionner tôt sur un actif sportif en croissance, à un moment où les marques capables d’investir avec constance peuvent construire une place forte dans l’écosystème.
Pour la FFF, un levier concret de structuration
L’objectif de doubler le nombre de licenciées, l’une des priorités de la FFF, suppose des investissements majeurs auprès des clubs, pour développer des équipements adaptés et promouvoir la visibilité de rôles modèles dans le football féminin. Grâce aux ressources mises à disposition à travers le partenariat signé, Orange offre une capacité d’activation de grande envergure et apparaît comme un levier essentiel de la réussite de cet objectif.
En répartissant ses dépenses à la fois sur le très haut niveau et le football amateur, l’opérateur contribue à renforcer toute la filière et crée des ponts essentiels entre le haut niveau et la base, la visibilité et la pratique, la performance et la formation. Pour la FFF, c’est un appui utile dans une phase où le football féminin français doit accélérer sur plusieurs fronts : attirer de nouvelles pratiquantes, renforcer les clubs, consolider le championnat professionnel, développer les audiences et créer plus de passerelles entre pratique amateur et haut niveau. Le partenariat agit donc comme un levier de structuration. Il contribue à installer des moyens, des récits et des activations sur l’ensemble de la chaîne de valeur du football féminin français.
Une trajectoire qui ne commence pas en 2025
La force de l’annonce tient aussi à l’histoire entre Orange et le football féminin. Depuis plus de 15 ans, la marque s’est installée progressivement dans cet univers, avec une trajectoire qui donne aujourd’hui plus de crédibilité à son positionnement.
Dès les années 2010, Orange associe plusieurs joueuses à son écosystème football. Gaëtane Thiney rejoint notamment la Team Orange en 2016, aux côtés de Laure Boulleau et Camille Abily. Cette présence d’ambassadrices permet à la marque d’incarner son engagement avant même que le football féminin n’entre dans sa phase actuelle d’accélération médiatique. La Coupe du Monde féminine 2019 en France marque ensuite une étape importante. Orange devient supporter national de la compétition et déploie des activations autour des Bleues, en boutique, sur le digital et auprès du grand public. L’objectif est déjà de renforcer la visibilité des joueuses et de créer un lien émotionnel entre l’équipe de France féminine et les Français.
C’est en 2023 qu’Orange franchit un cap avec une campagne lancée avant la Coupe du Monde en Australie et en Nouvelle-Zélande, devenue un succès mondial. Le film joue sur la perception du public : les actions spectaculaires sont d’abord attribuées aux joueurs de l’équipe masculine, avant que le montage ne révèle qu’il s’agit de celles des Bleues. La campagne installe une idée simple : la performance est déjà là, c’est le regard sur le football féminin qui doit évoluer.
« Avec cette initiative, nous voulions démontrer notre engagement en faveur de l’égalité et de l’inclusion dans le sport, en utilisant une approche surprenante pour attirer l’attention. Elle visait principalement à briser les stéréotypes, déconstruire les préjugés et valoriser le talent des joueuses » indique Stéphane Tardivel.
Le 50/50 marque donc une nouvelle étape. Après celle de la reconnaissance et de la visibilité vient celle de l’attribution des moyens. Orange passe d’un récit sur l’égalité de considération à une règle d’investissement. Cette progression est importante. Elle montre que la marque ne construit pas son engagement uniquement par la communication, mais par une montée en puissance successive : visibilité, narration, activation, puis allocation budgétaire.
L’engagement au-delà du contrat
La cohérence de l’engagement d’Orange se lit non seulement dans son ancienneté, mais également dans les actions menées avec les clubs, les associations et les jeunes joueuses.
Partenaire d’OL Lyonnes, le club dominant du football féminin en France, la marque accompagne également Graines de Footballeuses, association fondée par Pauline Le Mouëllic, qui agit pour l’épanouissement des jeunes filles par le football, ainsi que le Paris SO Cœur, club 100 % féminin d’Issy-les-Moulineaux, avec une démarche centrée sur la formation, l’accompagnement et l’insertion des jeunes joueuses. Ce type d’engagement donne une réalité locale à la stratégie nationale de la marque et connecte Orange à un enjeu décisif : l’accès à la pratique dès l’enfance, en levant les freins culturels, pratiques et sociaux qui peuvent la contraindre.
Stéphane Tardivel détaille : « Notre partenariat avec la FFF et les Bleues, tout comme celui avec OL Lyonnes, incarne l’excellence et l’ambition. Ces équipes fédératrices inspirent des millions de fans de football, unissant les passionnés et montrant aux jeunes filles que tout est possible. Mais notre engagement ne s’arrête pas là. La véritable force repose sur une base solide : les clubs amateurs. Des associations comme Graine de Footballeuses, qui œuvrent chaque jour pour l’inclusion des jeunes filles, ou des clubs comme SO Cœur, dont la démarche innovante nous touche profondément, sont au cœur de notre action. C’est cette synergie entre haut niveau et engagement local qui permet de bâtir un avenir plus inclusif et inspirant pour toutes et tous. »
Sur le football amateur, Orange déploie aussi des dispositifs d’éducation au numérique avec la FFF, notamment autour des usages responsables, du cyberharcèlement et de l’accompagnement des jeunes publics. L’entreprise mobilise ainsi son cœur d’expertise pour connecter, former, sécuriser les usages et agir dans les territoires.
En agissant à la fois sur la visibilité, les clubs, les jeunes joueuses, l’éducation, les contenus, la promotion et les territoires, l’opérateur déploie un sponsoring multidimensionnel et concret, capable d’être valorisé par l’écosystème tout entier.
Les campagnes comme levier de cohérence
Orange a enfin développé une ligne de communication spécifique autour du football féminin, qui met en récit les conditions d’accès à la pratique, les perceptions, les usages, les jeunes publics et les rôles modèles. Si la campagne de 2023 a marqué un tournant majeur dans la communication sur le sport féminin, celle de 2025 dans le cadre de l’Euro a mis en lumière les combats menés par les femmes et les sportives en particulier.
Avec “Le match avant le match”, lancée avec Publicis Conseil et OL Lyonnes en 2026, Orange continue à porter des messages forts. À partir de récits inspirés de situations réelles, elle met en lumière ce que de nombreuses jeunes filles doivent encore franchir avant même d’entrer sur le terrain. Le dispositif associe les figures très identifiables de Wendie Renard, Selma Bacha et Marie-Antoinette Katoto, mais aussi Pauline Le Mouëllic, fondatrice de Graines de Footballeuses à celles de jeunes footballeuses dans leur challenge du quotidien.
La stratégie publicitaire relie le haut niveau aux jeunes joueuses, les figures reconnues aux parcours en construction, la notoriété des Bleues aux réalités du football amateur. C’est là que la cohérence de marque se construit. Orange peut parler du football féminin parce que son engagement s’exprime dans plusieurs formats : partenariat fédéral, campagnes nationales, associations, clubs amateurs, éducation au numérique, activations avec les joueuses et présence dans les territoires.
Cette cohérence est stratégique. Elle permet à Orange de dépasser une logique d’opérations isolées pour construire une plateforme de marque lisible dans le temps. Le football féminin devient alors un territoire d’expression complet : sportif, sociétal, territorial, éducatif et économique.
Un précédent pour le marché
La portée du partenariat Orange-FFF dépasse le cas d’une marque et d’une fédération. Il crée un précédent dans le paysage du sponsoring en montrant qu’un grand groupe peut formaliser une règle d’investissement paritaire dans un sport majeur. Il montre aussi qu’un partenariat peut devenir un outil d’accélération pour une filière.
Cette décision installe un standard de collaboration plus exigeant entre les acteurs et invite les autres partenaires à préciser leurs choix : quelle part des budgets ? quels actifs ? quelles activations ? quels objectifs de croissance ? quelle place pour les clubs amateurs ? quelle visibilité pour les championnes ?
C’est là que le 50/50 peut devenir un changement d’échelle. Non pas parce qu’il règle tout, mais parce qu’il rend les arbitrages visibles.
Orange ne signe donc pas seulement un renouvellement de partenariat avec la FFF. La marque affirme une nouvelle méthode : investir dans le football féminin comme dans un actif d’avenir, avec des moyens identifiés, une vision de long terme et une cohérence d’exécution. Cette méthode, dans un marché en croissance rapide, a tout pour devenir une référence majeure dans les collaborations entre sponsors et ayants droit. Pour toutes les organisations qui veulent transformer une conviction en stratégie.


