Parmi les moteurs attribués à la croissance médiatique du sport féminin, les créatrices de contenu, notamment sur Instagram et TikTok, sont un facteur essentiel. Pour les jeunes générations, les réseaux sociaux sont en effet le tout premier espace de consommation du sport, avec un effet majoré pour le sport féminin, du fait son invisibilisation historique sur les grands canaux linéaires. Pour explorer le lien qui unit le sport féminin aux créatrices de contenus, et au reste de l’écosystème, SPORTPOWHER© a interrogé 4 créatrices françaises : Janique Mars (Cheryld_ytb), Karla Fradet (ffkarla), Vanessa Tomaszewski (Champions du Digital), et Assile Toufaïly (The Super Subs).
Dans l’économie croissante du sport féminin, la création de contenu est désormais partie intégrante de la création de valeur par les ligues, les joueuses, les clubs. On le voit notamment avec le développement des “content hub” au sein d’Unrivaled, ou de la production organisée de “social content” lors des étapes du W7F à Lisbonne puis Fort Lauderdale. World Rugby, à l’occasion de la dernière Coupe du Monde en 2025, a également fait accréditer une créatrice de contenu par sélection qualifiée pour raconter de l’intérieur la compétition et produire des images et vidéos très engageantes sur les plateformes.
Cette content economy nourrit l’écosystème dans son intégralité. Les études montrent l’essor des championnes elles-mêmes en tant que créatrices, et les marques engagent une portion croissante de leurs budgets sponsoring dans les activations sur les réseaux. Plusieurs de ces opérations sont même des initiatives visant à intégrer les créatrices pour co-construire la nouvelle valeur autour du sport féminin, plus ancré et dirigé vers les commuanutés numériques. On peut citer le Adobe Creator Fund, la campagne Google Pixel x Sport content creators, qui accompagne les partenariats de la marque en NWSL et en Bundesliga, TikTok, particulièrement actif pendant l’UEFA Euro 2025, ainsi que le projet mené par Nike pour soutenir les créatrices de contenu dans le sport féminin, incluant des campagnes de partenariat, du financement et des plateformes de visibilité pour mettre en avant leurs histoires et leur impact sur leurs communautés.
En France, de telles initiatives sont encore rares, malgré une content economy autour du sport féminin français qui se structure, notamment grâce aux productions de Chéryl, Karla Fradet, Vanessa Tomaszewski, ou encore Assile Toufaïly.
Comment est née votre activité de création de contenu autour du sport féminin et comment définiriez-vous votre positionnement aujourd’hui ?
Karla Fradet : J’ai commencé cette chaîne pour compenser le manque de relais d’informations autour du football féminin. Presque sur un coup de tête, j’ai créé une chaîne TikTok et aujourd’hui, on est plus de 15 000. C’est une belle évolution et les gens me suivent pour ma capacité à donner de l’information. Je me suis aussi diversifiée avec des contenus inside, la présence sur des événements.
Assile Toufaïly : The Super Subs est né pour répondre à un besoin de visibilité du football féminin du Moyen-Orient. Une initiative personnelle, où je tenais à me focaliser sur le football, ayant été moi-même internationale libanaise. J’ai trouvé rapidement qu’Instagram était le plus approprié pour relayer ce message : au Liban, c’est sur Instagram que les clubs sont les plus actifs, tout comme les joueuses. C’est vraiment le réseau principal. Il m’arrive de recevoir quelques demandes pour parler un peu d’autres sports féminins, mais j’essaie de ne me concentrer que sur le football féminin, parce qu’on n’a aucune autre page qui traite ce sujet.
Vanessa Tomaszewski : Tout a commencé lors de l’Euro 2016. À l’époque, j’avais créé un compte Twitter sur lequel je faisais de la veille autour du marketing du sport. Avant cela, j’avais eu une première expérience aux Girondins de Bordeaux où j’étais en stage pour le magazine du club. J’ai ensuite été bénévole à l’AS Monaco Football Féminin. J’y ai appris par moi-même à créer un site web et j’alimentais le contenu des réseaux sociaux du club. En janvier 2017, j’ai décidé de lancer Champions du Digital, un blog dédié au marketing sportif.
Aujourd’hui, mon positionnement se structure autour de deux axes. D’un côté, un contenu B2B destiné aux professionnels du sport business avec ma newsletter Substack Champions du Digital, mon podcast et mon compte LinkedIn. Avec des décryptages autour du marketing sportif et sur le sport féminin De l’autre côté, je crée du contenu BtoC destiné aux fans de sport sur TikTok, Instagram et YouTube. Ce contenu s’organise autour de plusieurs piliers éditoriaux : les coulisses des événements sportifs, une série consacrée aux métiers du sport, des interviews d’athlètes, des histoires inspirantes, ainsi que des formats plus ludiques comme des quiz de culture sport.
Cheryl : Je m’adresse aux passionnés et à ceux qui connaissent déjà le football féminin, mais j’essaie aussi d’attirer des passionnés de football tout court, des amoureux de leur club. J’essaie de faire en sorte que ces personnes prêtent attention à ce qui se passe autour de la section féminine de leur club et attiser leur curiosité avec mon contenu.
Quel est votre regard sur la médiatisation du sport féminin et quelle est selon vous votre plus-value par rapport aux médias traditionnels ?
Vanessa : Aujourd’hui, les réseaux sociaux évoluent très rapidement et ont profondément transformé la médiatisation du sport. Ils permettent désormais aux sportifs et aux sportives de devenir leurs propres médias. Ce qui est intéressant, c’est que les évolutions des algorithmes des plateformes permettent aujourd’hui une découvrabilité qui n’est plus uniquement liée au nombre d’abonnés. Elle dépend davantage de la capacité à prendre la parole, à raconter son histoire et à utiliser les codes propres à chaque plateforme. De mon côté, j’essaie de créer un contenu authentique et inspirant. Par exemple, ma série sur les métiers du sport met particulièrement en lumière les femmes qui travaillent dans cet univers. L’objectif est aussi de montrer que ces parcours existent et d’inspirer d’autres jeunes femmes à se lancer. Je pense que les médias traditionnels et les créateurs de contenu sont complémentaires. Ils permettent de toucher des publics différents et de proposer des formats différents. Pour ma part, je suis beaucoup positionnée sur des formats courts, même si j’ai aussi la volonté de développer davantage de formats longs. Ma plus-value réside aussi dans ma connaissance des codes des plateformes. Cela me permet d’imaginer des formats adaptés et de m’ajuster rapidement aux évolutions des réseaux sociaux. Je m’inspire beaucoup de ce qui se fait à l’international et pas uniquement dans le sport, mais aussi dans l’entertainment.
Assile : Je crois qu’Instagram s’est imposé comme le relais ou le substitut à la visibilité du football féminin, par manque d’opportunité à la télévision, par opposition au football masculin. C’est un premier facteur. Le second facteur est à mon avis plutôt d’ordre politique, social, féministe puisque pour le football féminin, le sport féminin, les réseaux sociaux sont un moyen de faire passer des messages d’égalité, notamment auprès de la communauté LGBT-friendly, à l’image de ce que produit Megan Rapinoe.
Cheryl : Sur l’évolution, on voit des joueuses qui s’occupent un peu plus de leurs réseaux, ce qui est appréciable. C’est un excellent moyen d’apporter de la visibilité, de se faire découvrir, de faire découvrir sa discipline. Pour moi, c’est important que les joueuses soient sur les réseaux, notamment pour compenser le manque de médiatisation à laquelle elles sont exposées.
Et ma valeur ajoutée, c’est la passion, l’énergie l’émotion qui transparaissent dans mes contenus et dans mes lives. Par exemple, quand l’équipe de France perd contre l’Allemagne à l’Euro, avec le scénario qu’on connaît, tout le monde peut voir en story, sur Twitter que je suis en dépression, je suis au bout de ma vie. Quand je fais vivre un direct au stade, je le fais avec ma propre émotion, et quand je rencontre ma joueuse préférée, je me mets dans tous mes états, et c’est ce que mon public voit : mon authenticité, ma sincérité.
Karla : Ma valeur ajoutée, je la perçois dans le lien construit avec ma communauté. Notamment le choix de nommer ma chaîne avec mon prénom pour que les gens s’identifient à moi. Qu’ils ressentent que quand je leur parle, c’est moi afin de créer cette connexion entre les personnes avec qui je vais parler.
C’est aussi dans ma capacité à leur parler tous les jours des informations qui animent le football féminin partout dans le monde, aux États-Unis, au Mexique, et que la presse traditionnelle, historique ne pas va pas forcément relayer. Et de les présenter avec la même sincérité avec laquelle je lis moi-même ces informations. Je me différencie aussi en partageant par exemple des moments de ma vie, pas toujours autour du foot. Tout le monde sait très bien désormais que je suis en admiration totale devant Taylor Swift. Cette chaîne est à la fois un support professionnel, dans le sens où je promeus le football féminin, mais offre aussi un angle plus personnel pour créer cette relation. Et lors de la sortie de l’album de Taylor Swift, j’ai été très touchée de recevoir des messages d’abonnés. C’est le témoignage parfait de cette vraie connexion avec ma communauté.
Comment se structure votre audience ? Y a-t-il des segments de genre ou d’âge qui sont particulièrement identifiables ?
Assile : En ce qui concerne la tranche d’âge, cela représente environ 20% entre 18 et 24 ans, et 40% entre 25 et 34. Au niveau de la répartition hommes-femmes, c’est structuré autour de 60 % femmes et 40% d’hommes.
Cheryl : Je m’adresse aux passionnés, qui connaissent déjà le football féminin, tout en essayant d’attirer des passionnés de football masculins, amoureux de leur club. Cela représente une majorité d’hommes, je dirais 70 %, assez jeunes. Entre 18 et 24 ans même si la plus grande partie de mon audience est plutôt âgée entre 25 et 37 ans.
Pour expliquer cette répartition, je crois que les hommes sont plus automatiquement plongés dans le football et du coup sont aujourd’hui encore plus consommateurs de football sur les réseaux sociaux que les femmes.
Karla : Moi, je m’adresse aux jeunes femmes essentiellement, qui constituent la majorité de mon audience. Je pense que je m’adresse à toutes ces jeunes femmes qui cherchent à s’informer sur le football féminin, qui ont parfois joué au football elles-mêmes. Il y a aussi quelques hommes, qui veulent prendre part à un changement sociétal. Ce sont beaucoup de personnes qui connaissent bien le football féminin, des personnes qualifiées, éduquées au football féminin.
Vanessa : Mon audience varie selon les plateformes. Sur TikTok, je compte environ 340 000 abonnés et l’audience est majoritairement composée de jeunes entre 18 et 24 ans. Sur Instagram, où je rassemble environ 37 500 abonnés, le cœur de l’audience se situe plutôt dans la tranche d’âge 25-34 ans. La répartition est légèrement majoritairement féminine, avec environ 54 % de femmes pour 46 % d’hommesle mois dernier. Je sais également que beaucoup d’étudiants me suivent. Historiquement, lorsque j’ai lancé mon média en 2017, je relayais régulièrement des offres de stages et d’emplois dans l’industrie du sport. Sur LinkedIn, mon audience est différente : il s’agit surtout de professionnels du sport, de dirigeants, d’entrepreneurs, de responsables marketing et de décideurs de l’industrie. Je sais aussi qu’un certain nombre d’athlètes suivent mon contenu, notamment sur Instagram.
Est-ce que vous avez des retours d’abonnés vous indiquant qu’ils ont découvert ou consommé du football ou du sport féminin grâce à vous et vos contenus ?
Karla : J’ai déjà reçu plusieurs messages après une vidéo sur le FC Nantes, d’abonnés qui ont découvert le stade Marcel Saupin grâce à mon contenu, qui ont découvert l’histoire de joueuses aussi. Ça avait été le cas aussi avec une vidéo sur Mckenna Rae Whitham, du Gotham FC (NWSL), qui avait généré un très fort engagement, et je me dis que les 50 abonnés gagnés sur cette vidéo se sont peut-être abonnés aux comptes du club ou de Mckenna Whitham. C’est génial de se dire que l’on a pu faire découvrir une joueuse ou un club à des personnes, contribuer à créer des supporters, ou juste faire sourire une personne derrière son écran.
Vanessa : Oui, je me souviens notamment que lors de la Coupe du monde féminine de la FIFA 2019 j’ai reçu plusieurs messages de personnes qui me disaient qu’elles ne suivaient pas forcément le football féminin, mais que ce que je montrais en stories leur donnait envie d’aller voir un match parce que l’ambiance avait l’air incroyable. Cela a un impact qu’on n’imagine pas. J’ai aussi reçu des messages d’étudiantes qui voulaient travailler dans le sport et qui m’expliquaient que le fait de voir régulièrement mes missions et mon travail sur les réseaux leur avait montré que c’était possible.
Assile : J’ai cette anecdote de la période pendant laquelle j’avais entre 10 et 15 personnes qui écoutaient le podcast. Et un jour, je suis au téléphone avec un ami qui se trouvait dans un stade au Liban, en train de regarder un match de championnat U19 et il entend deux jeunes filles à côté qui devaient avoir 13, 14 ans et l’une dire à l’autre : “Oui, mais t’as pas vu The Super Subs a écrit ça.” Donc même si y avait pas vraiment d’interactions visibles sur le compte, la page était vraiment plus ou moins la source principale pour ces jeunes du milieu où elles pouvaient vraiment lire, comprendre débattre sur quelques sujets.
Cheryl : Il y a l’intérêt qui est suscité. Des abonnés se mettent à suivre le football féminin, et de fil en aiguille, grâce à l’accessibilité des billets aussi, se disent “Pourquoi pas, je vais aller regarder un match.”
Quel est votre lien avec les marques, les ayants droit et les annonceurs ?
Vanessa : J’ai la chance que, dans la majorité des cas environ 95 % des collaborations les projets se construisent dans une logique de co-construction avec les marques, les fédérations ou les clubs. En 2026, les marques collaborent avec les créateurs de contenu car elles savent qu’ils connaissent leur audience, comprennent les formats qui fonctionnent et maîtrisent les codes des plateformes. Pour ma part, j’attache beaucoup d’importance à produire un contenu authentique.
Karla : J’ai surtout des liens avec les agences, qui me contactent pour participer aux campagnes qu’elles organisent avec les marques. Tous les contenus sont co-écrits, co-validés, il y a un vrai accompagnement de leur part qui fait du bien notamment quand on commence et que nous ne sommes pas habitués à tout ça.
Cheryl : J’ai travaillé avec Nike, Amazon, l’UEFA sur la Ligue des champions ou à l’occasion de l’Euro, et j’ai commencé un peu à produire un contenu pour le compte Instagram de l’Arkema Première Ligue. Les annonceurs et les fédérations sont tous ouverts à travailler avec des personnes qui partagent l’envie de faire avancer le football féminin.
Est-ce qu’on peut vivre aujourd’hui grâce à la création de contenus dans l’industrie du sport féminin en France ?
Chéryl : Jai eu quelques partenariats qui étaient plutôt sympas. Mais aujourd’hui, ce n’est pas pour autant que j’en vis à 100 %.
Vanessa : Dans mon cas, oui. Cela fait plus de neuf ans que je crée du contenu et je vis aujourd’hui en grande partie de l’influence. Ces deux dernières années, cette activité d’influence a pris le pas sur mon activité de freelance, dans laquelle j’interviens comme consultante en social media dans le sport. Je pense qu’il est essentiel que les marques et les annonceurs continuent d’investir dans le sport féminin. Plus il y aura d’investissements et de visibilité, plus l’économie du sport féminin pourra se structurer et se développer.
Cela implique aussi davantage d’investissements dans le marketing du sport féminin, pour mettre en lumière les athlètes elles-mêmes et pas uniquement les créateurs de contenu. Les marques auraient également intérêt à co-construire davantage avec les créateurs et créatrices qui parlent de sport féminin et qui maîtrisent les codes des plateformes afin de donner encore plus de visibilité à ces contenus.
Assile : Non, ce n’est pas un métier qui me rapporte de l’argent.
Karla : Dans le sport féminin et le football féminin d’autant plus, c’est difficile. Les joueuses elles-mêmes ont du mal à en vivre, alors nous les créateurs de contenu, en ne touchant pas un ballon, c’est difficile de gagner plus. Mais je pense que c’est important, dans l’optique orientée business, de préciser qu’aujourd’hui, les marques peuvent paraître craintives à investir dans les créateurs de contenu, dans le football féminin.
Pourtant quand on regarde le Royaume-Uni, il y a eu des investissements qui ont été réalisés et les fruits sont récoltés, multipliés par je ne sais combien. Je veux croire qu’en France, ça peut être la même chose. On a quand même des joueuses de renommée mondiale dans le championnat. Et investir sur moi, sur nous, pour faire des tournages, faire des collaborations. Moi, je suis sûre que demain, on poste une vidéo sur YouTube long format, un peu comme ce qui se passe au Royaume-Uni, ça explose.

Adobe, partenaire-titre de la Women’s FA Cup en Angleterre, a créé son académie de créatrices de contenus
Que pensez-vous des championnes créatrices de contenu et que pensez-vous qu’il faille apporter pour la visibilité du sport féminin ?
Vanessa : Aujourd’hui, les réseaux sociaux offrent aux sportives une opportunité unique : celle de devenir leur propre média. Cela leur permet de prendre la parole, de raconter leur histoire et d’inspirer en partageant leurs valeurs et leurs messages. Cependant, il ne faut pas oublier que les sportives sont avant tout des sportives. Leur métier n’est pas de créer du contenu, et cela demande énormément de temps. Il est évidemment utile pour elles de comprendre les codes des plateformes, car cela peut les aider à gagner en visibilité. Mais leur emploi du temps est déjà très chargé et tout le monde ne maîtrise pas naturellement ces outils. C’est pourquoi il est important qu’il y ait davantage d’investissements dans le marketing du sport féminin, aussi bien de la part des marques que des clubs, afin d’accompagner la création de contenu et de continuer à donner de la visibilité aux athlètes.
Cheryl : C’est important que les joueuses soient sur les réseaux pour apporter de la visibilité, se faire découvrir, faire découvrir leur sport. Aujourd’hui, la communauté demande énormément de contenu, plus que de simples photos, dans un contexte où le public prend conscience de la personnalité de la joueuse mais aussi de son talent, il faut que ça reste du spectacle, il faut que les spectateurs se disent presque : “Ah oui, c’est technique”.
Karla : Je suis vraiment très contente de voir que de plus en plus de joueuses utilisent leur plateforme pour s’exprimer et j’aimerais qu’on accepte un peu plus que les joueuses parlent de sujets de société, comme la liberté qu’ont les Anglaises, les Américaines.
Il y a aussi une place à faire aux créateurs de contenus, qui prennent la parole, qui introduisent, qui dirigent un jeu, un quiz, un challenge en collaboration avec les équipes. Ce sont des formats qui génèrent beaucoup d’engagement et qui mettent en avant les clubs et les joueuses dans des formats ludiques.
Assile : Les réseaux sociaux pour le football féminin, c’est vraiment un moyen de faire passer ce message d’égalité. Instagram est devenu un outil de diffusion de tous ces messages. Si dans chaque pays il y avait trois, quatre joueuses actives qui prennent la responsabilité de parler, de créer des pages, de créer un contenu, ça pourrait être excellent. Il y a vraiment un vide qui doit être traité.
Actrices d’un écosystème qui redynamise la visibilité du sport féminin, les créatrices de contenus décrivent à la fois les transformations dans la manière de raconter le sport féminin professionnel, ainsi que le pouvoir des réseaux sociaux pour engager les publics auprès des championnes, des compétitions et des clubs. Elles témoignent de l’importance d’incarner la narration, et accueillent avec bienveillance l’essor du nombre de sportives qui prennent la parole et racontent leurs parcours. Dans un modèle fondé sur l’attention et l’entertainment, les créatrices interrogées insistent sur l’importance pour les marques d’accompagner le développement du sport féminin en incluant les créatrices et les joueuses dans la production de campagnes inspirantes et à fort effet d’engagement pour les publics.



