Le projet Ma Petite Entreprise est né courant 2025 autour de l’ambition d’Émeric Ducruet et de Mickaël Amand, entrepreneurs, de fédérer et représenter les PME au sein du peloton professionnel européen. Projet sportif, collectif et aux puissantes valeurs sociétales, Ma Petite Entreprise s’est rapidement structuré, et a su constituer une équipe inscrite au niveau Pro Team qui dispute déjà les épreuves du circuit mondial UCI. À l’occasion de leur participation le 12 avril 2026 au Paris-Roubaix Femmes, SPORTPOWHER© a échangé avec son co-fondateur Émeric Ducruet et son manager général Vincent Lavenu, afin d’en savoir plus sur la genèse et les ambitions d’une équipe novatrice.
Émeric Ducruet vous êtes le co-fondateur du projet Ma Petite Entreprise, pouvez-vous en présenter la genèse, et comment vous êtes parvenu de manière aussi rapide à construire une structure sportive professionnelle déjà inscrite sur les grandes courses du calendrier UCI, dont Paris-Roubaix ce 11 avril ?
Émeric Ducruet :
L’idée est née d’un constat entrepreneurial, en observant que de nombreux chefs d’entreprise partagent notre passion du cyclisme. Mickaël Amand et moi-même, grâce à nos métiers d’entrepreneurs, respectivement dirigeants d’une entreprise de communication, d’une entreprise dans les activités de l’informatique, la bureautique et les logiciels, nous évoluons avec des TPE, des PME, des ETI. Et en rencontrant des dirigeants, nous nous sommes aperçus que nous partagions ce goût de monter sur nos vélos pour évacuer le stress, pour poser des réflexions et se projeter dans nos entreprises. Le sport cycliste, au-delà d’être un sport vertueux et sain, est un support pour les entrepreneurs pour arriver à gérer toute la pression qui est la leur au quotidien.
Ce fut notre premier constat. L’autre constat, pour les passionnés de vélo que nous sommes, fut que le rayonnement par le cyclisme professionnel semblait réservé seulement aux grandes entreprises. Or, le cœur du tissu économique français est fait des TPE, PME, ETI, donc il nous est apparu naturellement que le seul moyen pour des TPE et PME de rayonner à travers une équipe professionnelle de vélo, c’est de s’unir. Ce postulat, empreint de naïveté certainement au départ, a trouvé finalement beaucoup d’écho auprès de nos pairs et nous nous sommes dit qu’il était possible de créer un écosystème, une ruche, de personnes qui s’unissent, qui travaillent dans le même sens et qui soutiennent une même équipe cycliste.
Vincent Lavenu, comment avez-vous réussi à convaincre les coureuses de s’engager dans ce projet Ma Petite Entreprise, structuré en quelques mois ?
Vincent Lavenu :
Tout d’abord, il faut revenir sur la rencontre avec Émeric et Mickaël, les deux fondateurs de cette équipe, qui sont venus vers moi pour me parler de ce projet. Ils m’ont expliqué leur concept, leur projet, leur envie de créer une équipe de cyclistes avec une nouvelle façon de fonctionner. J’ai été séduit par ce projet plein de bon sens et de valeurs. J’ai donc décidé de les accompagner, de les guider, de leur apporter mon expérience, notamment sur le plan sportif.
Il a fallu d’abord constituer une équipe autour d’Émeric et Mickaël, avec des personnalités aux compétences diverses, car une équipe cycliste professionnelle, ce sont mille métiers différents qui cohabitent et se coordonnent. Il y a tout ce qui concerne le sport lui-même, le secteur mécanique mais également tout le secteur administratif, la communication, les équipes commerciales, de relation à l’UCI.
Et enfin il y a l’équipe, avec la constitution d’un groupe de cyclistes, dans un plateau international très concurrentiel. L’intersaison 2025-2026 nous a été néanmoins favorable puisque trois équipes du circuit ont arrêté leur fonctionnement, ce qui a libéré des coureuses de très bon niveau. En amont, nous contactions les coureuses disponibles pour leur faire part de notre projet et ses valeurs. Et nous avons créé un comité de recrutement, avec Émeric et notre directeur sportif Daniel Boucheron entre autres, qui échangeait avec les coureuses contactées, et était chargé de l’arbitrage entre nos possibilités financières et nos ambitions de développement futur pour définir les offres contractuelles. Nous avons ainsi recruté 10 coureuses pour commencer la saison.
Émeric Ducruet, comment arbitrez-vous le rayonnement entre la marque ombrelle “Ma Petite Entreprise”, avec ce symbole de la ruche, et le rayonnement particulier de chaque partenaire engagé dans ce projet collectif ?
Émeric Ducruet :
La première règle, qui est très symbolique, mais essentielle à notre projet, est que le nom de chaque partenaire est inscrit à la même taille sur les tenues de nos cyclistes, quel que soit le montant de la contribution. Il y a ensuite des activations qui peuvent être différenciées selon les paliers de contribution. Nous pouvons organiser des événements physiques, des rassemblements, des événements digitaux, créer des contenus de communication pour le compte des partenaires à destination de leurs sites internet, ou différents supports médiatiques. Aujourd’hui, les posts sur nos canaux digitaux, dont LinkedIn, ont un reach compris entre 300 et 400.000 personnes.
Parmi les contreparties offertes aux investisseurs, on retrouve aussi des avantages en matériels. Dès le second palier de contribution, le partenaire reçoit le cuissard, le maillot de l’équipe pour dynamiser le sentiment d’appartenance. C’est l’équipe de nos partenaires, et c’est important qu’eux-mêmes, lors de leurs sorties vélo, roulent avec leurs maillots.
Enfin, une activation très importante, c’est la création d’un annuaire en ligne où chacun va pouvoir proposer aux autres partenaires des remises, des différents retours sur son activité. Chacun aujourd’hui est en train d’abonder sur notre annuaire et notre application mobile, créée par Marie-Louise Scotet, associée à Ma Petite Entreprise, justement réalisée par un de nos partenaires engagés. Sur ce support, tous nos membres peuvent publier du contenu pour décrire leur activité, leur métier avec l’ensemble de la ruche.
Cela va-t-il dans le sens d’un business club qui apporte des opportunités entre les partenaires eux-mêmes ?
Émeric Ducruet :
Bien sûr, nous l’avons déjà constaté. Dans un business club traditionnel, sont réunis des chefs d’entreprise qui ne partagent pas forcément les mêmes affinités, les mêmes passions. Or le business club que nous créons réunit des passionnés de vélo. Finalement, nous parlons beaucoup de vélo, peu de business, mais le business se fait quand même. Par exemple, un de nos partenaires exerce dans le secteur de la climatisation et a pu trouver deux belles opportunités commerciales avec d’autres partenaires. C’est un exemple dont nous sommes fiers car cela s’est fait de manière très naturelle.
Je crois que cela représente bien l’esprit de communauté des amoureux de cyclisme. Car nous partageons de fortes valeurs communes qui nous obligent, comme la persévérance, l’exigence professionnelle. Cela rend nos relations naturelles, fluides.
Vincent Lavenu, vous avez évoqué ces nombreux métiers qui sont indispensables pour constituer une équipe cycliste professionnelle. Avez-vous un regard sur le recrutement autour de ces métiers et ces compétences ? Est-ce que celles-ci peuvent faire l’objet de mécénat de compétences de la part des partenaires engagés dans le projet ?
Vincent Lavenu :
Nous sommes partis d’une feuille blanche avec un projet, des ambitions, créer une équipe cycliste féminine professionnelle dès la première année au niveau Pro Team pour accéder à des épreuves de premier plan dont le Tour de France Femmes. Cette composante sportive est encore à faire évoluer au fil du temps. Mais pour réussir à créer cette équipe, il a fallu effectivement d’abord compter sur des engagements bénévoles. C’est le cas de la communication, pilotée par l’agence Idix qui nous offre son professionnalisme et dont on voit déjà les résultats avec la qualité des contenus publiés sur nos réseaux. Nous fonctionnons beaucoup grâce à des compétences apportées par les investisseurs qui adhèrent à ce projet novateur.
Mais nous avons aussi participé à créer une dizaine d’emplois sur le secteur sportif et de l’atelier mécanique.
Trouvez-vous que le cyclisme féminin professionnel, qui connaît un nouvel engouement depuis 2022, offre plus de possibilités d’innovation, que ce soit sur le plan marketing, économique ou technique ?
Émeric Ducruet :
Je ne sais pas s’il permet plus d’innovation. Le sport féminin dans son ensemble et le cyclisme en particulier féminin sont en effet en plein essor. Nous pouvons le mesurer tous les jours sur la route, en observant l’augmentation du nombre de femmes qui font du vélo. Au-delà de cet essor du nombre de pratiquantes, compétitrices ou non, je suis heureux de voir les femmes s’équiper avec un matériel et des équipements de qualité, tant sur le plan esthétique que technique. On ressent que le cyclisme féminin développe une belle image, reconnue par les médias, qui attire de plus en plus de jeunes filles et de femmes sur les vélos et dans les clubs.
Sur le plan sportif également, on sent depuis quelques années une évolution très importante qu’illustrent les plus grandes championnes. En France, avec Pauline Ferrand-Prévot en premier lieu, mais Demi Vollering ou Lorena Wiebes sont des athlètes de très haut niveau capables de rouler à des vitesses impressionnantes. Aujourd’hui, au sein du peloton international, à la fois sur le plan technique, sur le plan physique, l’évolution est phénoménale.
Cette évolution concerne-t-elle aussi l’innovation marketing et économique ? Le cyclisme féminin est-il un terrain plus fertile aussi pour des annonceurs et des entreprises ?
Émeric Ducruet :
Je crois que le sport féminin globalement permet plus de fédérer. Pour revenir sur ce que disait Vincent, les femmes cyclistes aujourd’hui ont changé le regard que l’on porte sur elles, y compris au niveau amateur, où on observe un essor au niveau de l’équipement, et des sorties 100% féminines, qui représentent un modèle intéressant. Par rapport à notre modèle d’affaires, aujourd’hui le sport féminin reçoit plus d’attention et d’énergies de la part des entrepreneurs, qui sont eux-mêmes plus conscients du rôle qu’ils ont à jouer pour aider au développement du sport féminin.
Concrètement, dans ce contexte d’une meilleure sensibilisation des entrepreneurs, quelles sont les motivations des partenaires ayant rejoint Ma Petite Entreprise ?
Émeric Ducruet :
Cela dépend du niveau d’investissement des partenaires. Nous proposons un premier palier, fixé à 750€, destiné aux auto-entrepreneurs et aux TPE. Le second palier, fixé à 1.500 €, est notre offre la plus souscrite. Sur ces niveaux de contribution, la motivation est vraiment l’envie de faire partie du collectif. Il n’y a pas de retour spécifique attendu, si ce n’est savoir qu’ils apportent leur pierre à l’édifice. Ce fut d’ailleurs une base essentielle de notre réflexion dans la création du projet, à savoir proposer des montants relativement bas pour ne pas pénaliser les entreprises qui veulent contribuer.
D’autres entreprises, à la surface économique plus importante, contribuent sur des paliers supérieurs et l’on construit avec eux des activations spécifiques, dont des événements autour de nos courses, ou des sorties sur route avec l’équipe.
Quelle est la cartographie des partenaires du collectif Ma Petite Entreprise ?
Émeric Ducruet :
Il n’y a pas de profil-type au niveau du secteur d’activité, ni au niveau de la taille. Géographiquement, notre ancrage local fait qu’il y a un fort bassin de partenaires en Auvergne-Rhône-Alpes, mais nous avons une empreinte au niveau national, dans toute la France, avec d’autres bassins importants en Bretagne et Normandie par exemple, mais aussi en région parisienne, dans le Nord… ce qui reflète assez fidèlement la cartographie du cyclisme français.
Parmi nos axes de croissance et d’amélioration, nous souhaitons développer une philosophie fondée sur la proximité. Avec nos moyens et en respectant les étapes de notre croissance, nous voulons mettre en place des dynamiques sur les différentes régions françaises, en installant des interlocuteurs pour nos partenaires afin de créer des rassemblements à l’échelle des régions.
Parmi les axes de développement, est-il prévu la création d’une équipe de développement, un groupe espoir capable d’alimenter la structure professionnelle ?
Vincent Lavenu :
D’abord, nous devons nous appuyer sur nos propres capacités financières, avec le projet à court terme de renforcer l’équipe professionnelle en la portant progressivement à 12 coureuses pour garantir une profondeur d’effectif compétitive et suffisante.
Une fois cette étape franchie, que l’équipe aura acquis plus de solidité, nous allons nous appuyer sur les structures de formation existantes, notamment le pôle espoir féminin de Chambéry. C’est le seul pôle espoir féminin qui permet aux jeunes championnes de poursuivre leurs études grâce à des aménagements scolaires. Cela représente une vingtaine de coureuses en développement.
Notre but consiste justement en la capacité à créer ce lien, l’encourager, que ce soit sur le plan technique, sur le plan financier à terme, afin de pouvoir contribuer à la formation et au développement des futures championnes et qu’il y ait une continuité entre le Pôle Espoir, le club de Chambéry et l’équipe professionnelle. C’est un projet qui a été imaginé, sur lequel nous souhaitons avancer mais qui dépend des prochaines étapes de notre développement économique et structurel.
Aujourd’hui, le budget moyen d’une équipe Pro team se situe entre 1,7 et 1,9 million d’euros, comment se structure la masse salariale de l’équipe Ma Petite Entreprise ?
Émeric Ducruet :
Le ticket moyen dans la catégorie Pro Team se situe en effet plutôt autour de 2 millions d’euros. Aujourd’hui nous nous situons en dessous du niveau moyen et compte tenu de l’environnement social et fiscal français, notre capacité financière implique que nous ne pouvons nous aligner sur les plus hauts salaires du marché. Nous offrons néanmoins des conditions de salaires très raisonnables, alignées sur les standards de l’UCI et du marché français.
Notre ambition est justement de pouvoir monter en puissance au fil des années, de permettre à ces championnes de gagner mieux leur vie, de gagner en reconnaissance, en n’oubliant pas d’où vient le cyclisme féminin. Il faut permettre aux cyclistes professionnelles de vivre décemment de leur sport. C’est un sport à risque qui demande beaucoup d’investissement. Dans notre philosophie, nous prônons aussi l’importance pour les jeunes coureuses qui nous rejoignent qu’elles continuent leurs études et nous adaptons le programme sportif pour permettre la continuité de leurs cursus. Cela concerne aujourd’hui trois cyclistes qui sont engagées dans leurs études supérieures tout en disposant du statut de coureuses professionnelles.
Est-ce que les partenaires sont associés aussi à ces doubles projets, y compris vers la reconversion post-carrière ?
Émeric Ducruet :
Nous sommes associés cette année avec le CCF qui assure le développement des jeunes coureurs et coureuses. Et grâce à notre tissu d’entrepreneurs, aux presque 400 entreprises aujourd’hui qui nous accompagnent, nous pouvons proposer aux athlètes des stages, des immersions, des interventions en entreprise. Le but ultime, c’est qu’elles trouvent une nouvelle passion après leur carrière cycliste. Les coureuses vivent le cyclisme à 100% depuis leur plus jeune âge. Elles ont mis entre parenthèses beaucoup de choses en axant leur concentration sur les entraînements, la récupération, l’alimentation. C’est une vie qui est compliquée faite de passion, mais aussi de sacrifices. Et le but, c’est qu’il n’y ait pas ce vide de fin de carrière que beaucoup de sportifs peuvent connaître.
« Le but ultime, c’est qu’elles trouvent une nouvelle passion après leur carrière cycliste – Émeric Ducruet
Pouvoir bénéficier d’un panel d’entrepreneurs qui peuvent proposer des métiers manuels, des métiers dans l’ingénierie, dans tous les horizons, permet aux athlètes de trouver une nouvelle passion, une deuxième vie, d’une façon qui ne soit pas par défaut. Cela doit devenir le cœur de notre projet dans les années à venir. Je suis heureux de pouvoir mettre en lumière l’exemple d’Océane Mahé, qui est en dernière année d’école d’ingénieur, et qui fait son stage de fin d’études au sein d’une entreprise partenaire de notre équipe. C’est une chose formidable parce que ça valide notre projet, notre philosophie de permettre à des sportives de faire des études tout en bénéficiant de cet échange avec les entreprises partenaires.
Quelle place occupe le merchandising dans votre stratégie de revenus ?
Émeric Ducruet :
Nous voulons développer le rôle du merchandising dans notre stratégie. Aujourd’hui, nous avons une boutique en ligne qui s’étoffe rapidement, avec du textile, avec des accessoires vélo à l’image l’équipe, et les gammes issues de nos partenaires nutrition et boisson. Nous développons un dispositif pour permettre à tous nos partenaires et leurs collaborateurs de commander à un tarif référentiel par rapport au prix de la boutique en ligne. Cela permettra à nos partenaires de bénéficier d’une action concrète, à destination de leurs salariés. C’est une vision du partenariat sportif qui est importante pour nous, de faire en sorte qu’il incite à faire du sport, qu’il prône en interne un mode de vie sain et sportif.
En plus de ces efforts pour animer notre réseau de partenaires, nous avons à cœur de développer une belle ligne, une belle gamme de matériel avec notre équipementier Vélo Plus. La demande des fans est assez présente sur la boutique en ligne et c’est un phénomène qui va nettement s’accroître. C’est pourquoi nous prévoyons de déployer des boutiques physiques sur les épreuves, qui vont pouvoir permettre aux partenaires, ainsi qu’aux fans de l’équipe de venir s’équiper aux couleurs de Ma Petite Entreprise.
La reconnaissance dont Vincent dispose dans le monde du cyclisme français, représente-elle un avantage pour aller fédérer de nouvelles entreprises, convaincre des partenaires et des coureuses ?
Émeric Ducruet :
Quand Vincent a rejoint le projet, c’était d’une part pour partager d’une part son expérience, mais aussi pour ouvrir des portes auprès de partenaires potentiels. Vincent a permis de transformer une bonne idée, sur laquelle des partenaires étaient prêts à nous accompagner, en un projet crédible auprès des meilleures marques mondiales. À partir du moment où Vincent s’est engagé à nos côtés, nous avons ressenti le vrai démarrage de notre projet et tous les signaux sont passés au vert. Son engagement a permis de mettre l’accélérateur et de faire en sorte que l’équipe existe dès 2026.
Vincent Lavenu :
Nous sommes au début de l’histoire. Nous savons que monter une équipe cycliste professionnelle de très bon niveau, cela prend du temps. La concurrence aujourd’hui est mondiale. Nous avons une belle idée du cyclisme et nous souhaitons que cette équipe se développe au fil du temps et que le support d’équipes cyclistes permette aussi aux entreprises françaises de faire connaître leur qualité, leur savoir-faire et toutes les valeurs qu’elles développent.



